Madeleine Beley
1ère commissaire internationale de la FFE

Madeleine Beley, photo DT n°23

« Le courage, c’est d’oser penser » La vie de Madeleine Beley ne fait pas d’étincelles mais trace un sillon régulier. Elle n’a que 24 ans quand elle devient membre de la Main, le groupe des cinq fondatrices de la Fédération française des éclaireuses ! Protestante et membre de la section unioniste, elle défend auprès du scoutisme international et obtient pour les éclaireuses neutres la possibilité de prononcer leur promesse sans référence à un dieu, mais au nom d’un idéal. Son engagement est tous azimuts : commissaire internationale, engagée pour l’accueil des réfugiés de la guerre d’Espagne en 1936 ou pour l’extension du scoutisme aux filles malades ou en situation de handicap, c’est aussi elle qui crée la Nef, un foyer d’accueil des éclaireuses étrangères à Paris. Pour en savoir plus, jetez un œil à sa fiche Wikipedia nouvellement créée!

La petite anecdote rigolote : quand elle est nommée commissaire internationale de la FFE, elle ne parle pas anglais! Voici comment elle parle de la décision prise par ses collègues de l’envoyer représenter la FFE au congrès fondateur de l’Association Mondiale des Guides et des Éclaireuses: « Confiance téméraire, à coup sûr! Car je savais mal l’anglais, je n’avais aucune aptitude mondaine et aucun sens de la diplomatie! Dame Furse [la 1ère directrice de l’AMGE] ne s’est probablement jamais doutée que durant les 4 ou 5 premières années, je n’ai pas compris un mot de ce qu’elle me disait. Peu à peu, mon oreille s’est faite à son langage. Nous nous disputions solidement à chaque nouvelle rencontre, mais entre temps, il arrivait que nous écrivions des lettres charmantes car nous nous aimions bien, et c’était l’essentiel« .

Future membre du Bureau mondiale de l’AMGE, elle est réputée pour ses bourdes et sa maladresse, comme celle-ci (que je trouve assez peu maladroite au contraire!) : « A Budapest je rencontrais Olga Malkowska, la femme du fondateur des Éclaireurs polonais, dont le génie un peu fou me séduisit. Nous faillîmes l’une et l’autre perdre notre bonne réputation et celle de notre mouvement, en couchant une nuit à la belle étoile. On s’aperçut le lendemain que deux campeuses avaient passé la nuit dans le pré voisin et la directrice de l’AMGE décréta solennellement que cette conduite n’était pas digne des membres du Comité Mondial« .

Les témoignages sont extrait du Debrouillum Tibi, le journal des anciennes de la FFE (1986, N°23).

Maud

Simone Iff
Féministe française et présidente du Mouvement français pour le planning familial

Ça y est, on a revu et amélioré la page wikipédia de Simone Iff, ancienne présidente du Planning Famillial, et militante féministe toute sa vie.

Grâce à des recherches de Maud, on a pû retrouver sa trace dans les archives de la FFE, dans « l’annuaire de la région Sud – 1939-1940 » et on y voit ceci :

Simone Iff (ici sous son nom de naissance Simone Balfet) était bien aspirante cheftaine des Petites Ailes Unionistes (la tranche d’âge des 7-12 ans), à Sète.

Florence

Valentine Schlegel
Artiste, sculptrice et céramiste

Valentine Schlegel (photo Suzanne Fournier-Schlegel)

Avec quelques semaines/ mois de retard je vous informe que la fiche wikipédia de Valentine Schlegel est en ligne ! (La question des droits d’images n’étant pas finalisé je vous laisse taper son nom sur internet et vous trouverez plusieurs photos d’elle !)

Mais qui est Valentine Schlegel ?

Pour moi : un vrai coup de cœur !

Tout d’abord parce que c’est la première femme artiste sur laquelle je travaille et ensuite parce qu’elle a eu une vie passionnante !

Valentine Schlegel naît en 1925 à Sète, elle y découvre les éclaireuses en 1937 dans une section nommée Wakandas. Elle deviendra cheftaine dans sa section en 1942.

Plus tard elle sera, costumière au festival d’avignon, conseillère artistique du premier long métrage d’Agnès Varda (elle aussi ancienne éclaireuse) mais aussi artiste, sculptrice, enseignante en arts, céramiste et pleins d’autres choses encore.

Elle est notamment connue dans le milieu artistique pour sa série de vases crée pendant la décennie des années 1950 et pour la création de cheminées en plâtre qu’elle sculpte sur commande chez des particuliers.

Je vous laisse découvrir sa fiche wikipédia ici.

Un grand merci par aileurs à Hélène Bertin, artiste elle aussi qui a fait sortir de l’ombre Valentine Schlegel en lui consacrant plusieurs expositions et sans qui je n’aurais jamais découvert cette femme !

Diane (Dja)