Jane Sivadon,
assistante sociale, directrice de l’école des surintendantes d’usine et résistante

Jane Sivadon
© ONAC de Paris, dossier de CVR de Jeanne Sivadon Droits réservés

Jane Sivadon (1901-1995), de son vrai nom Jeanne Lucie Eugénie Sivadon, s’est illustrée par son travail d’assistante sociale et de résistante. Elle était membre de la Fédération française des Eclaireuses et a créé avec une amie une section neutre.

Selon la fiche du maitron, dictionnaire en ligne du mouvement ouvrier et du mouvement social, Jane Sivadon a suivi la formation de l’Ecole des surintendantes d’usine à Paris pour aider les autres.

Cette école, inspirée du modèle anglais, formait des femmes pour intervenir dans les usines, en veillant à la santé physique et morale des ouvrières, ainsi que de jouer un rôle de médiation entre les ouvrières et la direction.

En juillet 1933, elle est appelée pour venir travailler dans l’Ecole des surintendantes d’usine dont elle devient directrice en 1939.

Elle y rencontre Berty Albrecht, héroïne de la Résistance et co-fondatrice du mouvement Combat. Jane Sivadon s’engage dans la Résistance et l’Ecole qu’elle dirige devient un « nid » de Résistance.

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Anise Postel-Vinay,
résistante

Anise Postel-Vinay
Anise Postel-Vinay
© Capture d’écran vidéo de l’Association Germaine Tillion

Anise Postel-Vinay a publié un ouvrage avec Laure Adler dans lequel elle raconte ses engagements dans la Résistance et sa déportation.

Dans les premières pages de ce livre, elle y raconte pourquoi ses parents catholiques l’ont inscrite chez les éclaireuses de France, laïques. « Ma mère voulait nous inscrire aux scouts mais ne voulait pas d’influence religieuse. » (page 8)

Au tout début de l’occupation pendant la Seconde guerre mondiale, Anise Girard tente d’aller en Angleterre pour s’engager dans la Résistance. Sa mère est d’accord mais à condition qu’elle parte avec une amie. « J’ai eu la première grande déception de ma vie : aucune de mes camarades de lycée, même parmi les éclaireuses, n’a voulu m’accompagner. » page 18.

Le livre, paru chez Grasset en 2015, est parfois très difficile à lire mais il fait partie des témoignages pertinents sur cette triste époque.

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Marie Médard-Fillet,
résistante et militante associative

Marie Médard

Marie Médard s’engage très jeune contre le nazisme et fait partie d’un groupe d’étudiants qui portent des fausses étoiles pour protester contre le décret qui impose le port de l’étoile jaune aux Juifs.

Elle s’engage dans la Résistance par l’intermédiaire d’Hélène Berr. Elle accompagne des enfants juifs en zone sud. Début 1944, elle rejoint le réseau Jonque.

Arrêtée, torturée puis déportée, Marie Médard gardera le silence. Incarcérée un temps à la prison de Fresnes, sa route croise celle de Jacqueline Fleury-Marié.

Marie Médard revient en 1945 de Ravensbrück. Elle participera avec Germaine Tillon et Anise Postel-Vinay au travail sur les archives et contribuera à l’association des anciennes déportées.

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Un ouvrage est consacré sur son engagement dans la Résistance : Cécile Leblanc, Marie Médard, une jeune résistante, éditions Ampelos, p. 144, 2021.

Andrée Viénot,
anticolonialiste, sous-secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports

Andrée Viénot, domaine public via Wikipedia

Andrée Viénot est née au Luxembourg, mais c’est en France qu’elle réalise la plupart de ses engagements. Issue d’une famille de riches industriels, diplômée de la London School of Economics, c’est avec son mari Pierre Viénot – qui sera dans le gouvernement du Front populaire – que débute ses engagements en politique. Fait notable, c’est elle qui adhère à la SFIO (ancètre du Parti socialiste) avant lui et l’y entraine. Ensemble, ils sont ensuite résistants. Son mari meurt pendant la guerre : elle continue seule, contribue à la reconstruction clandestine du Parti socialiste, et à la Libération, est désignée députée à l’assemblée constituante de 1946. Juste après, elle devient sous-secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports : c’est elle qui fusionne les services de ces deux domaines et crée la première … inspection générale de la jeunesse et des sports! Elle défend le développement des colonies de vacances et des équipements sportifs, et tente (mais sans succès) d’obtenir la suppression des subventions publiqes aux associations éducatives confessionnelles ou politiques (y compris celles auxquelles elle a pu appartenir). Elle met fin à ses engagements de députée pour des raisons familiales (elle est seule pour élever ses deux enfants), mais continue d’agir vigoureusement dans le contexte de la guerre d’Algérie : elle défend l’indépendance, critique la politique de guerre à outrance du gouvernement et démission de la SFIO pour cette raison. Elle intègre le comité central de la Ligue des Droits de l’Homme en 1958, et contribue à y faire vivre une approche anticolonialiste qui y est alors minoritaire. Elle est aussi pendant plusieurs années maire de sa commune, et élue départementale. Vous pouvez en savoir plus sur sa page Wikipedia, récemment enrichie.


Dire qu’on a failli passer à côté d’elle! En réalité, on l’avait repérée depuis un moment via sa notice dans le Maitron, qui mentionne qu’elle a fait du scoutisme mais … au Luxembourg (dans un groupe nommé « les campeuses bronzées de Dudelange »!). Elle ne rentrait donc pas dans les critères des Astrales… jusqu’à ce que nos recherches récentes sur d’autres femmes ayant pris position contre la guerre en Algérie nous ramènent à son nom… En fouillant un peu plus, on découvre qu’une fois installée dans les Ardennes, avec son mari, elle s’engage aussi à la FFE-neutre, dont elle sera commissaire locale. Nous voilà donc sur ses traces 🙂

Extrait de « Le Chef » decembre 1946 – via N. Palluau / A. Bordessoulles – scan Réseau Baden Powell

Pour découvrir un peu plus ses engagements, vous pouvez lire ici ses arguments, à l’Assemblée nationale en 1946, pour réserver les subventions éducatives aux associations laïques liées à l’école publique; ou ici, un article écrit en 1961 pour la Ligue des Droits de l’Homme au sujet de la situation des « Français d’Algérie » (Pieds-Noirs) dans le contexte de la guerre d’Algérie. Elle y défend l’importance d’organiser leur retour en France avec « solidarité« , tout en estimant que « le grand obstacle à la Paix en Algérie, depuis six ans, réside dans le fait que l’Algérie a été une colonie de peuplement et qu’un million de Français y vivent, s’accrochant à leurs privilèges avec une absurdité furieuse (…) il ne saurait être question pour nous, ligueurs, de sacrifier la Paix, la jeunesse française et les droits de près de 9 millions d’Algériens musulmans, aux privilèges et aux droits acquis d’un million d’Européens. (…) Leur comportement politique absurde et souvent atroce est un comportement de classe. Ils se sont conduits en classe dominante. Pourquoi ? Parce que depuis 130 ans, la France les a installés là-bas en dominateurs »

Maud

Isaure Luzet, pharmacienne et résistante

Isaure Luzet débute le scoutisme enfant au sein d’une section neutre de la FFE. Elle sera par la suite cheftaine au sein de la section Paris-Luxembourg puis s’engagera comme cadre.

En 1920, elle devient l’une des premières femmes pharmaciennes de France. Installée à Grenoble, elle participe, durant la seconde guerre mondiale, à un réseau de résistance lié au couvent de notre dame de Sion, en face de sa pharmacie. Elle contribue à ce réseau en convoyant des enfants juifs et en leur fournissant de faux papiers. Son appartement personnel permet aux sœurs du couvent de mettre à l’abri les fugitifs lorsqu’une visite des allemands est annoncée ou que le couvent est surveillé. Son uniforme d’éclaireuse lui permet de passer inaperçu lors de ses missions.

Elle collabore aussi avec Liliane Klein-Lieber, membre de la sixième (groupe de résistants juifs au sein des Éclaireurs Israélites). Elle est aussi membre du réseau de parachutage Mathilda des forces françaises combattantes (FFC) et du réseau Périclès.

Après la guerre Isaure Luzet est élue conseillère municipale. Durant la même période, elle est impliquée dans l’affaire Finaly.

Elle est nommée Juste parmi les nations en 1988.

Pour lire sa fiche wikipédia, c’est par ici.

Adelaïde Hautval,
médecin et résistante

Cette éclaireuse alsacienne (1906-1988), fille de pasteur, a défendu pendant toute sa vie les droits humains.

C’est une femme d’une très grande force de caractère, capable de défendre une famille juive malmenée par la police allemande pendant la Seconde guerre mondiale. Elle refuse de participer aux expériences abominables des médecins nazis dans les camps de la mort. Elle sauve de nombreuses femmes ou les aide à soulager leur souffrance dans ces camps.

Son père s’appelait Philippe Haas et était pasteur réformé ; sa mère s’appelait Sophie Kuntz. C’est la dernière de sept enfants.

Dans un entretien accordé en 1972 à un journaliste de la BBC, Adelaïde Hautval surnommée Haïdi a révélé que son père portait un intérêt particulier à la question juive. Il décrivait les Juifs comme le « Peuple du Livre », se sentait plus proche d’eux que de ses voisins catholiques et voyait également une grande analogie entre la tristesse du peuple hébreu en exil et celle d’une famille alsacienne privée de sa terre natale qu’était la France avant la guerre franco-prussienne. Elle ajoute : « Cette révérence envers les Juifs ne m’a jamais quittée. Je ne peux pas oublier qu’ils ont souffert plus qu’aucun autre peuple dans l’histoire ». C’est ce qui peut expliquer son attitude envers les juifs.

Cheftaine de la Fédération française des Éclaireuses

Scolarisée à Guebwiller, elle veut devenir médecin après avoir été soignée d’une blessure à la jambe. Ado, elle est cheftaine chez les éclaireuses protestantes de Guebwiller, au sein de la Fédération française des Eclaireuses. Après son bac, elle étudie la médecine, avec une spécialité en psychiatrie. Son père voulait changer de nom après la 1ère guerre mondiale et l’a francisé de Haas en Hautval, ce que Adelaïde fera reconnaître officiellement après la 2e guerre mondiale. Elle fonde avec son frère un institut pour enfants en difficulté et part suivre des études en Suisse en 1939. La population alsacienne est évacuée vers le Sud-Ouest. Adélaïde part à Limoges, puis à Vauclaire en Dordogne. Elle commence à travailler à Lannemazan en 1941. En 1942, elle essaye de se rendre en Alsace pour le décès de sa mère, mais reste coincée à Belfort. Pour rentrer à Lannemazan, elle envoie une valise lourde à Limoges chez une de ses amies qui est commissaire de la Fédération française des Eclaireuses. La valise se perd, Adelaïde doit retourner à Vierzon pour la chercher, en juin 1942. Elle franchit la ligne de démarcation sans laisser-passer, elle est arrêtée et transférée à Bourges. Comme elle défend une famille juive maltraitée par les soldats allemands et se confectionne une étoile jaune en papier, le SS lui dit : « Puisque vous les défendez, vous partagerez leur sort ». Elle se retrouve à porter l’étoile et un bandeau « amie des juifs ».

Envoyée dans les camps du Loiret, elle assiste à l’arrivée des juifs, arrêtés et enfermés au Vel d’Hiv. Elle vit aussi la séparation des enfants et de leurs parents. Malgré les tentatives de sa sœur et de son directeur d’hôpital, Haïdi est envoyée à la prison Orléans, puis au fort de Romainville en novembre 1942 et au camp de Compiègne. Elle réussit à écrire à sa sœur et jette des lettres du convoi en route la Pologne. Elle arrive à Auschwitz le 17 janvier 1943 et y reste jusqu’au 2 aout 1944.

Comme elle est médecin et parle allemand, elle est envoyée au block 22, à l’infirmerie, appelée le Revier. En mars 1943, le médecin chef Wirths lui demande de participer à des expériences gynécologiques, elle refuse de poursuivre quand elle se rend compte de ce qu’ils font. Un autre médecin tente de lui faire faire des anesthésies mais après la première et seule opération à laquelle elle a participé, elle refuse de poursuivre ces expériences de stérilisations au rayon X. « J’en souffre encore d’avoir fait la 1ère opération » répondra-t-elle à un journaliste qui l’interroge sur cette première opération. « C’est contraire à mes convictions », dira-t-elle à Wirths pour ne plus en faire. Au terrible docteur Mengele qui lui demande de l’assister dans ces expériences sur les jumeaux, elle répond : « Cet ordre est-il définitif ? ». « Je ne peux pas la forcer à ce qu’elle ne veut pas faire », aurait-il dit à son entourage pour expliquer le refus d’Adelaïde à sa proposition qu’elle a déclinée.

Elle tenait tête aux nazis

Pour Georges Hautpmann, le médecin qui a écrit sa biographie, le fait qu’elle ait échappée à la mort alors qu’elle a tenu tête aux nazis est assez étonnant. « Il y a un aspect mystérieux. Je pense qu’elle avait pris un réel ascendant sur les médecins », dit Georges Hautpmann. Elle parle des nazis en ces termes : « Ce sont des faibles qui cherchent à dissimuler leur faiblesse sous des rêves de compensation. Et si on leur tient tête un peu, ils sont sans réaction et sont démontés. » Les médecins étaient précieux pour les nazis, ils ont mieux survécus que les autres prisonniers, fait remarquer un observateur lors d’une conférence sur Haïdi. Une autre explication vient du fait qu’elle était « aryenne » pour les nazis et non juive. Ils pouvaient donc avoir pour elle une forme de respect.

Entre novembre 1943 et mars 1944, Adelaïde est malade du typhus mais survit. En août 1944, elle est transférée à Ravensbrück, au camp de Neuengamme. « De nous deux, le vainqueur ce n’est pas vous », a-t-elle dit au chef du camp. Renvoyée à Ravensbrück en septembre 1944. Elle soigne, épargne les femmes, les reçoit à l’infirmerie pour qu’elles se reposent, demande à ce qu’on leur mette un peu de rose sur les joues pour qu’elles aient l’air moins malades et évitent ainsi la chambre à gaz. Elle se lie d’amitié avec une détenue hollandaise, Aat Breur, qui réalise des portraits d’Haïdi. Elles resteront amies même au delà de la guerre. À la libération du camp, le 30 avril 1945, Adelaïde joue la Marseillaise sur le piano trouvée dans une maison d’un des dignitaires nazis.

Engagée contre la torture en Algérie

Elle reste pour soigner les femmes intransportables, avec Marie-Claude Vaillant-Couturier, Aat Breur et Geneviève Leider. Elle reçoit la Médaille de la reconnaissance française. En 1946, elle rédige ses souvenirs, qui seront édités bien plus tard…en 1988, puis réédités en 2006. Elle travaille au service hygiène scolaire et habite à Groslay (Val d’Oise) dans une maison qu’elle partage avec une amie connue à Strasbourg. Elle est organiste au Foyer de Grenelle à Paris. Elle dénonce la torture en Algérie et la répression d’une manifestation d’Algériens.

En 1964, elle est citée comme témoin au procès intenté par Wladyslaw Dering, un chirurgien polonais, collaborateur des médecins nazis. Il avait réussi à échapper à la justice et à s’installer à Londres. Wladyslaw Dering a porté plainte en 1962 contre l’écrivain américain Léon Uris, auteur du roman Exodus car il estimait qu’un passage du roman lui causait un grave préjudice et ruinait sa réputation. Il demandait des excuses et des dommages-intérêts. Adelaïde Hautval a témoigné pour dire que c’était possible de s’opposer aux nazis, ce que Dering prétendait impossible.

Léon Uris est à l’origine de la reconnaissance d’Adelaïde Hautval. En 1965, elle est nommée Justes parmi les nations, titre de reconnaissance de celles et ceux qui ont aidé et sauvé des juifs pendant la guerre. Adelaïde Hautval justifie son comportement et dit son refus de la lâcheté : « les événements terribles débutent par de simples gestes de lâcheté ».

Le juge Moshe Bejski, président de la commission des Justes de Yad Vashem dit d’elle qu’elle est « une des plus remarquables personnes que l’humanité a connue ».

Une école porte son nom dans son village d’origine

Le 12 octobre 1988, elle met fin à ses jours après avoir accompagné son amie jusqu’à la mort.

Un hôpital porte son nom à Villiers-le-Bel (Val d’Oise), une rue à Blaye (Gironde), une école à Guebwiller vient d’être inaugurée en 2019. Une exposition réalisée par l’Union des Eglises protestantes d’Alsace et de Lorraine est présentée dans plusieurs lieux. Une bien maigre reconnaissance pour cette femme de convictions.

Laure Salamon

(avec l’aide du livre Rester humain ! : Leçons d’Auschwitz et de Ravensbrück (Buigraphie d’Adelaïde Hautval), éditions Ampelos, 2018, 10€.

Elle fait partie des douze femmes présentées dans le calendrier des EEUdF en 2021.

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Liliane Klein-Lieber
résistante et militante associative

Liliane en 1942
Mémorial de la Shoah, collection Liliane Klein-Lieber

Liliane Klein-Lieber (1924-2020) est résistante, militante associative et membre des Éclaireurs Israélites de France .

Pendant la seconde guerre mondiale, alors qu’elle est contrainte de quitter successivement Strasbourg puis Vichy, elle est recrutée par le réseau clandestin La Sixième fondé par des membres des Éclaireurs Israélites de France.

Liliane Klein-Lieber décrit dans cette vidéo les actions du réseau clandestin de La Sixième

Au sein de ce réseau, elle aide à mettre en sécurité des enfants et jeunes juifs dans la région de Grenoble sous son nom de résistante : Lyne Leclerc. Elle cherche des planques, des vêtements, des cartes de ravitaillement, … et veille à leur apporter de l’affection et des repères.

Carte d’identité de résistante de Liliane Klein-Lieber

Après la guerre,  elle continue à s’engager pour les autres en militant dans différentes associations.

Elle participe notamment à la création de la Coopération féminine avec trois anciennes éclaireuses israélites qui sera à l’origine de la création du premier Centre d’aide par le Travail pour handicapés mentaux légers en 1991. Elle participe également à la création du Centre national du volontariat et de l’association des Enfants cachés. En parallèle elle est membre active des Anciens de la Résistance Juive en France et effectue de nombreux témoignages sur la Shoah et la Résistance. Elle continue également à suivre les éclaireuses et éclaireurs israélites de France.

Jusqu’à la fin de sa vie, elle a conservé des liens étroits avec certains des enfants qu’elle a caché.

Plusieurs de ces témoignages sont disponibles en ligne en vidéo, dont celui ci-dessous publié par les EIF en 2014.

Liliane Klein-Lieber témoigne de son parcours de résistante et de jeune juive pendant la seconde guerre mondiale

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